technologie

Les mystérieux blueboxes, un voyage dans le passé de la téléphonie

Les blueboxes, ces petits dispositifs qui permettaient de faire des appels gratuits en trompe l'œil, sont un vestige du passé de la téléphonie analogique. Dans les années 70 et 80, les phreakers, ces précurseurs du hacking, utilisaient ces blueboxes pour explorer les réseaux téléphoniques.

Le secret des phreakers

Le secret des phreakers

Les phreakers, souvent des hobbits de la Technologie, s'amusaient à jouer avec les signaux téléphoniques. Ils ont découvert que certains tons spécifiques, comme le 2600 Hz, pouvaient tromper les systèmes de sécurité et ouvrir des portes virtuelles. C'est ainsi que les phreakers ont créé les blueboxes, des petits boîtiers qui généraient ces tons magiques.

Les blueboxes étaient des outils puissants qui permettaient de simuler des appels, de forcer les redirigements, et même de parler aux opératrices en direct. Selon la légende, Steve Jobs et Steve Wozniak, les futures stars d'Apple, auraient même vendu des blueboxes à des amateur de phreaking.

Aujourd'hui, ces petits dispositifs ont perdu leur utilité, car la plupart des lignes téléphoniques ont été converties en fibre optique ou en réseau mobile. Les signaux analogiques qui alimentaient les blueboxes ont disparu, laissant place à des protocoles numériques.

Et pourtant, les phreakers ont laissé derrière eux un héritage. Les signaux DTMF, que l'on retrouve encore aujourd'hui sur les claviers des téléphones, sont les petits-fils des tons magiques des blueboxes. Ils servent toujours à faire des sélections dans les menus automatiques, même si leur usage a dramatiquement diminué.

Les cabinas téléphoniques, autre symbole de l'ère analogique, ont également disparu. Les dernières ont été retirées de la circulation en 2022 à New York. Les phreakers ont pu se régaler à les pirater, mais aujourd'hui, ces petits kiosques qui offrent accès à Internet, à la recharge de smartphones et aux cartes de transport, ne sont plus que des vestiges de l'ère prénumérique.