Union européenne : le « pajaporte » numérique cause l'urgence d'un code source ouvert
La tentative de l’Union Européenne de contrôler l’accès à Internet via un logiciel de vérification d’âge a révélé des failles de sécurité alarmantes, forçant un recul en pleine gestation.
Un logiciel sous le feu des critiques
Suite à la présentation par Ursula von der Leyen, le code source initial de ce système, censé identifier les mineurs en ligne, a rapidement suscité la controverse. Des experts en cybersécurité ont immédiatement pointé du doigt des vulnérabilités potentielles, poussant l’UE à suspendre son déploiement. L’incident, dévoilé sur GitHub, a mis en lumière une réalité cruciale : la transparence du code n'est pas une garantie de sécurité.
La situation s’aggrave avec des affaires comme celle de Civio, luttant depuis sept ans contre le gouvernement espagnol pour accéder à son code source, et les décrets comme celui de Bosco, déterminant l’éligibilité aux aides sociales. Ces recours illustrent la nécessité impérieuse de pouvoir examiner l’algorithme derrière ces décisions, un impératif de souveraineté numérique.

L’open source : un remède ?
L’affaire souligne l’importance vitale du code source ouvert, non pas comme une simple option, mais comme une nécessité absolue. Le gouvernement espagnol et l’UE ambitionnent de renforcer la souveraineté numérique, et l'open source est un pilier central de cette stratégie. Il s'agit de garantir la transparence et la possibilité de contrôle, évitant ainsi des risques majeurs pour les citoyens.
Des exemples comme le système de justice qui utilise des applications pour évaluer la libération conditionnelle, ou encore le projet Hodio visant à mesurer la polarisation sur les réseaux sociaux, démontrent l’omniprésence de ces technologies et la nécessité d’une vigilance accrue. Sans accès au code, il est impossible de s’assurer de l'équité et de l'impartialité de ces systèmes. Elon Musk et Pedro Sánchez ont récemment été impliqués dans une vive dispute sur les réseaux sociaux, rappelant l'enjeu de la régulation et de la liberté d'expression.
La pirouette de l'UE, offrant une version de test de son logiciel, n'est qu'une façade. L'Open Source FTW – « Open Source, victoire ! – résume parfaitement l'approche, une défense du contrôle démocratique face à une technocratie en marche.