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Rachel zegler : la colère d'une étoile brisée face aux critiques

L'interprétation de Rachel Zegler dans le remake live-action de La Belle au bois dormant a déclenché une vague de critiques violentes. L'actrice s'exprime désormais sur les attaques personnelles qu'elle a subies, révélant un combat difficile pour s'affirmer dans une industrie souvent peu tolérante à la complexité.

« On me disait que je n'étais pas assez… »

Dans une interview accordée à Harper's Bazaar, Zegler raconte avoir été constamment jugée, tantôt trop blanche pour incarner Maria dans le remake de West Side Story, tantôt pas assez non plus pour le rôle de Blanche-Neige. Cette double accusation, formulée par une partie du public conservateur, l'a profondément blessée.

« J’ai grandi fière d’être colombienne », confie l'actrice, décrivant un attachement profond à ses racines. Pourtant, elle souligne une réalité amère : « Quand on est deux choses, au moins dans le regard du public, on n’est plus rien. » Pourtant, elle refuse toute forme d’assimilation pour satisfaire les attentes d’autrui.

Zegler évoque avec amertume les critiques spécifiques qu'elle a reçues concernant son rôle de Maria, liées à l'origine ethnique de son père. Elle souligne que la controverse autour de La Belle au bois dormant était particulièrement déroutante, car elle avait déjà subi des attaques similaires pour West Side Story, mais pour des raisons opposées.

Un engagement politique qui a fait des vagues

La pression médiatique s'est intensifiée lors de la tournée promotionnelle du film, notamment en raison de ses prises de position sur les réseaux sociaux en faveur de la Palestine. Zegler qualifie désormais cette période d’« étude sur l’intention et l’impact », reconnaissant les limites des simples tweets face à des enjeux complexes. « On vit et on apprend. Il y a une prudence qui s’installe. »

La réaction à son soutien à la Palestine, elle aussi, a été vive. « Si j’avais pu anticiper tout ce qui m’arrivait, les menaces sur ma sécurité, j’aurais jeté mon téléphone à la mer », confie-t-elle, soulignant l'ampleur de la violence qu'elle a subie.

Un flop au box-office

Malgré son engagement, La Belle au bois dormant a connu un échec commercial retentissant, avec un chiffre d'affaires domestic de 43 millions de dollars lors de son ouverture, loin des performances des autres remakes Disney récents. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : le film n'a pas atteint le seuil de rentabilité, ce qui soulève des questions sur la réception du public face à une représentation jugée problématique.

La carrière de Rachel Zegler, jadis promise à un succès fulgurant après West Side Story, semble désormais marquée par cette expérience douloureuse. Elle a payé un lourd tribut à l'attente d'une perfection impossible à atteindre, et à la cruauté parfois insensée des réseaux sociaux.