Madrid : des routes mortelles, des chiffres qui choquent
Une alerte s'élève de l'association des automobilistes européens, l'AEA. Les données récentes sur l'accidentologie révèlent un risque accru sur certaines portions de routes madrilènes, un fait qui devrait impacter directement des milliers de conducteurs. Des points noirs, où la probabilité d'accident dépasse largement les normes, sont désormais identifiés.
Cinq points noirs révélés, une urgence signalée.
L'indice de peligrosité moyen (IPM) est le baromètre de cette situation. Alors que la moyenne nationale s'établit à 8,2, les zones concernées affichent un IPM supérieur ou égal à 82, soit un risque jusqu'à dix fois plus élevé que la moyenne. Ce n'est pas le trafic qui pose problème, mais l'état de la chaussée, la signalisation ou la visibilité.
La N-6, au kilomètre 56, est le point le plus critique avec un IPM de 155,3. Elle a été le théâtre de 6 accidents et 11 blessés entre 2020 et 2024. La N-400, au kilomètre 25, est la portion la plus meurtrière, avec 18 accidents et 26 victimes. D'autres tronçons, comme la N-6 à 65 km, la N-320 à 323 et 326 km, présentent également un IPM alarmant.
L'AEA appelle à une action rapide des autorités : amélioration des trajectoires, renforcement de la signalisation et entretien des routes. En attendant, la prudence est de mise. Si vous empruntez la Sierra de Guadarrama ou l'accès à Tolède par la N-400, soyez particulièrement vigilants.
La visibilité et le respect des limitations de vitesse dans les zones à forte concentration d'accidents sont primordiaux. Ce n'est pas une simple statistique. C'est la vie des conducteurs qui est en jeu.
Source : AEA