cinema

Rires forcés et retards : les coulisses frénétiques de "la que se avecina"

Les caméras ne capturent que l’éclat, mais derrière les fous rires omniprésents de "La que se avecina", se cachent des heures de répétitions interminables et des tensions palpables.

Un adn comique, mais pas sans sacrifice

La série des frères Caballero, adulée pour son humour décalé et son observation cynique de la vie quotidienne, repose sur un pilier essentiel : la spontanéité. Mais cette spontanéité est souvent le fruit d’un travail acharné, et parfois, d’une pression considérable. Les ‘prises fausses’, ces scènes où le jeu est simulé pour obtenir la meilleure émotion, sont une part intégrante du processus de tournage.

Macarena Gómez, l’interprète de Maite Figueroa, ne cache pas ses frustrations. Elle a même évoqué des retards de vols et de trains, directement liés à ces séquences répétées. « Il faut penser au ‘voiture de production’ », explique-t-elle, faisant référence au strict respect des horaires de tournage. La pression pour obtenir la ‘prise parfaite’ est intense, et cela se ressent dans l’atmosphère sur le plateau.

La rire forcé : un enjeu inavouable

La rire forcé : un enjeu inavouable

Mais ce n’est pas seulement le temps qui est perdu. Gómez révèle que certains acteurs, poussés par l’envie d’apparaître dans les ‘prises fausses’, exagèrent leurs rires, créant ainsi des situations artificielles et potentiellement frustrantes pour l’ensemble de l’équipe. Un phénomène que l’actrice, bien que ne l’érigeant pas en principe non négociable, ne juge pas répréhensible. « Il faut aussi dire que beaucoup se moquent pour être dans les ‘prises fausses’ », souligne-t-elle. « On ne peut pas s'énerver, c'est un autre jour, une autre prise ».

La production, tiraillée entre le désir de conserver un humour débridé et la nécessité de respecter les contraintes de temps, se retrouve souvent dans une situation délicate. La réussite de la série repose donc, paradoxalement, sur un équilibre fragile entre la spontanéité et la discipline. Et, au fond, c’est cette tension qui, en partie, nourrit le charme et l’authenticité de "La que se avecina".