Mother : l'ancêtre oublié d'undertale réveille la nostalgie
Si Undertale a popularisé le mélange détonant d'humour, de tendresse et de monstruosité auprès d'une génération de joueurs, il est temps de rappeler que Mother a posé les fondations. Ce n'est pas un RPG révolutionnaire, ni un jeu prophétique, mais une idée bien plus fascinante : un titre sorti en 1989 sur NES qui osait déjà regarder le genre sous un angle différent.
nUn rpg précurseur oublié de l'époque
nAlors que le RPG de l'époque se contentait de mondes fantastiques, solennels et aux récits épiques, Mother proposait un décor contemporain, des objets du quotidien, des pouvoirs psychiques et un ton délibérément étrange. Cette singularité, si l'on en croit 3D Juegos, est sa plus grande qualité. Le jeu n'était pas l'origine d'une saga culte, mais une œuvre à l'identité propre, dès le départ.
nNintendo présente Shigesato Itoi comme l'auteur de la série, et la fiche officielle d'EarthBound Beginnings souligne qu'il a conçu le jeu comme une tentative étrange et irrévérencieuse de revisiter le RPG traditionnel. Cette nuance est essentielle pour comprendre son impact. Mother ne se contentait pas de proposer une ambiance différente, il misait sur une sensibilité moins pompeuse, plus humaine, plus capricieuse, et d'une certaine manière, plus proche de la vie quotidienne.
nDécouvrir (ou redécouvrir) Mother en 2026 révèle que son charme perdure. Il ne résiste pas à l'épreuve du temps par son confort ou sa fluidité moderne, mais par sa rigueur des années 80 qui résonne encore dans l'idée d'un genre toujours pertinent. Son gameplay n'est pas spectaculaire, mais étrange; son écriture ne cherche pas à révolutionner le RPG, mais à offrir une aventure domestique, un voyage insolite et étonnamment reconnaissable. Son ton, capable de jongler entre comédie et inquiétude, reste l'âme d'un jeu qui mérite toujours d'être découvert ou revisité.
nGrâce à cela, Mother a marqué l'histoire du JRPG. Sorti en 1989 sur Famicom, une date et une plateforme qui expliquent la singularité de certaines de ses décisions. Nintendo le décrit comme une aventure se déroulant dans le présent, racontant l'histoire d'un enfant confronté à des événements étranges dans une petite ville américaine, armé de gaufres, d'objets du quotidien et de pouvoirs psychiques. Une sorte de Stranger Things avant l'heure.
nDu point de vue de 3D Juegos, Mother n'a pas forcément vieilli bien, mais c'est précisément là que réside sa force. Si l'on accepte ses limites, on comprend pourquoi il est considéré comme plus qu'un simple préquel d'EarthBound, qui a conquis une génération de joueurs. La première partie importe non seulement pour avoir précéder l'autre, mais parce que ses failles révèlent une manière unique d'aborder le voyage, les personnages, l'humour et la mélancolie.
nL'exemple le plus évident de son héritage est Undertale et les autres œuvres de Toby Fox. Ce n'est pas une suite ou une copie, mais on y perçoit clairement cette héritage de rare, d'émotion et de déviance consciente par rapport au RPG traditionnel. Toby Fox lui-même a toujours exprimé son admiration pour Itoi et son œuvre. Ce n'est pas seulement une question de ton ou de quelques clins d'œil, mais d'une sensation que le RPG peut être intime et étrange sans pour autant renoncer à l'émotion.
nÀ l'époque où Mother est arrivé en Occident, Nintendo le présentait comme une traduction inédite du classique japonais, semant ainsi les graines d'une redécouverte tardive. Pendant des années, il était plus connu comme